2018 sera une année remplie de défis

Lors de notre congrès en novembre de l’année dernière, j’ai déjà eu l’occasion d’esquisser les défis qui nous attendent. Je tiens à remercier une fois encore tous ceux qui, au moment où nous célébrions le 45e anniversaire du SLFP, nous ont apporté leur soutien et leurs encouragements. Ensemble, nous avons pu moderniser nos statuts. Ils sont désormais transparents et simplifiés. Le SLFP peut maintenant être géré de manière professionnelle et hautement responsable. Nous espérons bien sûr qu’en tant que membre du SLFP vous continuerez à nous apporter fidèlement votre soutien en 2018, car une organisation syndicale ne vit que pour et par ses affiliés.

L’ADN du SLFP est clairement fait de responsabilité, liberté, solidarité, indépendance politique et intégrité. Ce sont les valeurs pour lesquelles nous nous engageons tous les jours et qui font aussi la différence par rapport aux autres organisations. C’est porteurs de ces valeurs que nous abordons 2018 et ses défis.

Nous prônons un syndicalisme responsable ; cela signifie qu’en 2018 aussi nous évaluerons soigneusement toute possibilité d’action. La grève pour la grève n’a aucun sens. Paralyser un pays pour prouver qu’on existe encore n’est pas l’option que nous retenons. Nous défendons le modèle de concertation. Il nous différencie d’ailleurs des autres organisations qui ne connaissent que confrontation et destruction. Pour nous, la grève est une arme à n’utiliser qu’en ultime recours. Lorsque nous n’avons plus d’écoute d’une autre manière.

Nous défendons le modèle de concertation. Il nous différencie des autres organisations qui ne connaissent que confrontation et destruction.

Mais la volonté doit être partagée. Nous déplorons le manque de respect du politique à l’égard de la fonction publique. La position de la fonction publique face à l’autorité politique reste un thème important en 2018. Vous savez qu’avec son accord d’été, le gouvernement fédéral a engagé la lutte contre le statut du fonctionnaire. Nous ne sommes pas opposés à la modernisation de la fonction publique, mais alors dans le respect du statut. Il est particulièrement déplorable que nous ne puissions compter sur le moindre soutien de nos amis politiques libéraux. Lors de leur congrès, ils ont approuvé sans sourciller la suppression des nominations définitives. Nous le leur rappellerons en temps voulu à l’approche des prochaines élections !

La réforme des pensions reste un thème important. Particulièrement les mesures en faveur des métiers lourds. Pour certains partenaires gouvernementaux, la N-VA et l’Open Vld pour ne pas les nommer, seul le travail de nuit comportant une charge physique est à classer en tant que métier lourd. Le ministre des Pensions, Bacquelaine, veut instaurer une pension à points. Il a fallu dix ans pour lancer le programme « My pension ». Il n’est toutefois pas adapté au calcul de la pension à points. Il faudra donc investir lourdement dans un nouveau système informatique. Ne serait-il pas plus malin de mettre cet argent dans une pension digne de ce nom ?    

François Fernandez-Corrales
Président général