Fumée blanche pour le dossier pénibilité ?

Le vendredi 30 mars, veille du congé de Pâques, un communiqué de presse du Premier ministre annonçait que le conseil des ministres restreint avait, en son sein, marqué son accord sur le texte de l’avant-projet de loi réglant la problématique des métiers lourds et que celui-ci pouvait, enfin, être soumis à la concertation avec les partenaires sociaux.
A l’heure d’écrire ces lignes, nous n’avons pas encore reçu les textes amendés et aucune date de réunion n’a encore été fixée. Toutefois, le gouvernement souhaite que le tout soit réglé avant les vacances.
Nous communiquerons l’avancement des négociations via notre site web, de manière à être up to date.

Ce que nous savons :

  • Les 4 critères de pénibilité serviront de matrice pour «mesurer» le taux de pénibilité.
  • Les coefficients tels que déjà annoncés restent d’actualité (1,05 ; 1,10 ; 1,15).
  • La date de mise en œuvre est reportée au 1er janvier 2020.
  • L’exposition minimum pour bénéficier d’une reconnaissance de pénibilité sera à négocier avec les partenaires sociaux (entre 5 et 10 ans).
  • Les mesures transitoires pour les régimes spéciaux s’étaleront sur 20 années (militaires et cheminots), les autres mesures transitoires feront l’objet de la concertation.

Enfin, à l’issue de la concertation, le bureau du plan, et c’est ce qui nous interpelle, devra valider ou non le résultat des discussions en fonction de divers paramètres (vieillissement de la population, enveloppe budgétaire, etc.).

Ce dossier hautement symbolique et sensible est à nos yeux, LE dossier de la législature actuelle.

Nous souhaitons que personne ne reste au bord du chemin, ce qui ne veut pas dire que tous les espoirs seront réalisés. En effet, ce dossier a suscité et suscite toujours des attentes qui pour nous sont légitimes. Mais qu’en est-il de l’autorité de tutelle ?

Comme j’ai eu l’occasion de l’annoncer lors de la réception de Nouvel-An, l’année 2018 est une année de changement pour notre organisation syndicale. Le congrès de novembre 2017 a permis de moderniser nos statuts. Le comité exécutif, organe de gestion stratégique de notre organisation a été mis en place début de cette année et nous permet de mieux appréhender les défis auxquels nous sommes confrontés. 2018 est une année de renouvellement de mandats au sein de plusieurs groupes professionnels.

François Fernandez-Corrales
Président général

Changements en vue au sein du SLFP

Le secrétariat général connaîtra également des changements au niveau de sa direction. En effet, Monsieur Henk Herman, actuel Secrétaire général, aura 65 ans en juin 2018 et le Comité directeur du 18 juin devra élire son successeur. C’est pourquoi dans ce numéro de votre magazine, nous lançons officiellement un appel aux candidats au poste de Secrétaire général.

Nous aurons l’occasion de revenir sur ce sujet plus longuement dans un prochain numéro d’Argument.