Notre patience a des limites, il faut des solutions

La réorganisation de la garde dans les quartiers militaires continue à poser problème car aucune clarté n’a été apportée. La nouvelle directive (doctrine) « La garde et la protection des quartiers sur le territoire national » n’ayant toujours pas été communiquée un an et demi après avoir été annoncée, cela engendre des situations intenables. Le SLFP exige une information et des solutions en toute transparence. Cela ne peut plus durer.
Suite au plan de transformation du ministre De Crem et de la diminution du nombre de casernes, il fut décidé que, dans un certain nombre de quartiers des composantes Air et Terre, la garde professionnelle serait remplacée par une garde organique et que le nombre de fonctions de veilleur maître-chien serait fortement diminué. La garde professionnelle ne serait maintenue que dans un petit nombre de quartiers.

Situation intenable
Au mois de mai 2010 le SLFP a remis une lettre au Chef de la Défense, le général Delcour, lui demandant de tenir les syndicats au courant de la problématique de la garde et de prendre les mesures nécessaires. A cette époque nous écrivions déjà : « Sans une réaction rapide de la part des services d’état-major et des directions générales, les services de garde des différentes unités se trouveront dans une situation intenable dans les prochains mois. » Au mois de septembre 2010 les syndicats ont eu droit à un briefing (voir la lettre d’info du 10 septembre 2010).

Si nous avons reçu des informations sur la garde, mais rien de concret sur l’organisation, les différents systèmes (organique, professionnel, mixte), la diminution de certains postes, la fonction de veilleur maître-chien pour une durée de cinq ans maximum…

Le SLFP-Défense a demandé à l’époque déjà de recevoir la doctrine finalisée de façon à ce que les chefs de corps puissent assurer la sécurité dans les quartiers.

Nous attendions que le CHOD approuve la nouvelle doctrine dans le courant du mois d’octobre 2010.
Entre-temps, plus d’un an s’est écoulé et les problèmes s’accumulent. La diminution du nombre de postes effectuée dans certains quartiers a provoqué une augmentation incontrôlée du nombre d’heures prestées, de sorte que la norme annuelle des 1618 heures n’est plus respectée. Un certain nombre de quartiers souffrent d’un manque de personnel pour prendre la garde ou le personnel désigné manque d’une formation adéquate. Dans d’autres endroits les mesures prescrites ne peuvent pas être appliquées en raison du manque de moyens financiers…

Même des candidats militaires en formation sont mis dans la garde (ex. caserne Léopold à Gand) par manque de personnel. Cela est illégal et inadmissible. En retour, ils ne reçoivent rien, ni compensation en temps, ni indemnités, parce qu’ils sont en formation. On évite ainsi que le personnel actif accumule des heures de récupération. Notre organisation a dénoncé ce problème et un tantième groupe de travail a été mis sur pied.

A défaut de la directive générale, promise pour le mois d’octobre 2010 , plusieurs chefs de corps se sont sentis obligés de rédiger leurs propres directives. Le SLFP peut comprendre le bien-fondé de cette initiative mais en réalité, c’est le monde à l’envers. Que se passera-t-il en cas d’incident ? Qui sera tenu responsable ?
Cela est illégal et inadmissible !
Notre organisation aura en tout cas tiré la sonnette d’alarme. Nous attendons des réponses à très court terme. Dans le cas contraire, nous prendrons d’autres mesures.

Erwin De Staelen
Président