Personne ne détient la vérité absolue

Grève ou pas grève ? La question nous a été posée par de nombreux militants et membres. Le SLFP est une organisation qui défend les valeurs d’indépendance politique et philosophique.

Nous sommes une organisation syndicale responsable qui met toujours en avant l’intérêt de ses membres. Avant de poser un acte, nous prenons donc en compte cet intérêt et la pertinence de l’acte envisagé.

Ceci pour vous dire que, lorsque nous avons appris (par la presse… !?) la décision de nos collègues de faire une journée de grève nationale le 10 octobre prochain, nous nous sommes posé la question de l’opportunité de cette action. Ceci sans aucune intention d’ouvrir une polémique ou de porter un jugement de valeur sur la décision de cette organisation.

L’accord d’été du gouvernement fédéral a également suscité, chez nous, des réactions on ne peut plus vives.

Avant de poser un acte, nous prenons en compte cet intérêt et la pertinence de l’acte envisagé.

Mais entrer dans une confrontation stérile, qui polarise les positions des uns et des autres, n’est à notre avis pas la meilleure des solutions.
Nous avons donc sollicité d’urgence un rendez-vous avec le Premier ministre, afin de faire valoir notre point de vue et nos arguments face à l’annonce de contractualisation de la Fonction publique fédérale. Le Premier a été sensible à nos remarques solidement étayées et s’est engagé à ce que le gouvernement prenne une initiative visant à remettre tout le monde autour de la table.

Nous serons vigilants et ne nous contenterons pas d’un pseudo dialogue. Le statut permet d’avoir une Fonction publique au service de tous, en toute neutralité et impartialité.

En matière de défense du statut et de pensions, au SLFP, nous sommes plus que persuadés que seul un front commun uni peut infléchir les projets du gouvernement. Marcher en ordre dispersé, c’est faciliter le travail aux personnes qui veulent détruire la Fonction publique.
Nous croyons fermement que personne n’a le monopole de la défense des travailleurs. Faire croire autre chose est démagogique. Car personne ne détient la vérité absolue. Qui d’ailleurs n’existe pas.   

François Fernandez-Corrales
Président général