Un nouvel accord intersectoriel s’impose

Comme annoncé dans le dernier numéro d’Argument, nous avons déposé une demande d’ouverture des discussions, afin d’arriver à un accord intersectoriel (AIS) 2017-2018. Notre organisation a demandé que cet accord comprenne un aspect quantitatif visant à une réelle augmentation du pouvoir d’achat des travailleurs des services publics et ne portant donc plus uniquement sur les aspects relatifs à la qualité du travail. Pour mémoire, le dernier accord remonte à 2007, soit déjà dix ans!

Ce qui montre l’absolue nécessité de conclure un nouvel accord, adapté à la réalité actuelle du travail de et dans la Fonction publique. Une première réunion, informelle, a eu lieu au tout début du mois de mars. Force est de constater que nos interlocuteurs confondent les compétences du Comité B (dédié à la Fonction publique fédérale) et du Comité A (compétent pour l’ensemble des services publics).

Accord pour le 20 juillet 2017
Ceci étant clarifié, le représentant du Premier ministre nous a informé que, sur base de cet entretien, il allait demander que nous soit communiqué, le montant de l’enveloppe budgétaire qui sera dégagée lors du conclave budgétaire. Il est également très clair pour nous que la conclusion d’un accord intersectoriel ne peut-être la contrepartie à un éventuel renoncement au statut des agents, dont rêvent certains responsables politiques. Nous attendons donc, des nouvelles du cabinet du Premier ministre début avril, l’idéal étant de pouvoir clôturer cet AIS 2017-2018 pour le 20 juillet 2017.

Encore des pensions
Autre point d’attention qui occupe régulièrement cette rubrique, le dossier pensions. Si nous n’avons pas encore eu de négociations, le Comité National des Pensions s’est néanmoins réuni le 13 mars dernier. A cette occasion, le comité scientifique a exposé les résultats de son étude du système de pension, complète ou partielle, relative à la répartition par points. Au-delà de la présentation, la dimension ‘gender’ était perceptible. Les femmes sont directement  impactées par le lien entre interruption de carrière et durée de carrière. Ce qui pose directement le problème des pensions auxquelles elles peuvent prétendre. Le SLFP dénonce depuis le début la discrimination flagrante à l’encontre des femmes qu’implique le projet actuel. Pour le SLFP, une solution serait de mettre en place des mesures correctives permettant aux femmes d’obtenir une pension complète et correcte.

En attendant, nous ne lâchons rien, c’est pourquoi, nous avons participé à l’action nationale du 21 mars 2017 pour défendre le secteur non marchand !    

François Fernandez-Corrales
Président général