Syndicat Libre de la Fonction Publique

Le Comité Directeur du SLFP, au cours de sa réunion du 19/12/2011, a pris note des décisions reprises dans l’accord gouvernemental du gouvernement Di Rupo. Le SLFP constate que les travailleurs en général et ceux du secteur public en particulier sont fortement touchés par les économies pratiquées aveuglément par ce gouvernement associal.
Economies dont les partis “libéraux” sont les principaux promoteurs. Ils semblent vouloir éviter à tout prix que les coûts de la crise soient supportés par les véritables responsables, à savoir les banques. Ce sont elles qui par leur capitalisme casino ont principalement généré la crise. Ce sont les banques, parmi lesquelles Dexia et d’autres, qui aujourd’hui hypothèquent lourdement l’avenir de tous les belges.
Dans cette optique, le SLFP s’oppose radicalement à toutes les mesures qui portent atteinte au portefeuille des travailleurs dans le secteur public : les pensions, les interruptions de carrière, les économies linéaires en personnel, l’allongement de la carrière, etc. De plus le SLFP n’accepte pas que l’on fasse avaler ces mesures sans plus par le personnel. Préalablement à une quelconque décision, nous exigeons de sérieuses négociations.
Le SLFP constate aussi que sauf une recommandation, ce gouvernement n’est pas disposé à faire travailler plus longtemps ses propres parlementaires pour mériter leur pension. Ou pour reprendre les mots du parlementaire flamand Carl De Caluwé, on ne veut certainement pas se précipiter. Il plaide en faveur d’une concertation entre les sept assemblées, mais veut aussi d’abord attendre les résultats d’une étude au niveau européen. Et cela alors qu’aujourd’hui, dans le secteur public, il n’est même pas question d’une quelconque négociation, et encore moins d’une concertation.
Enfin, le SLFP constate que l’ennemi des fonctionnaires, Van Quickenborne, sans s’embarrasser de la moindre connaissance des dossiers, estime nécessaire, tout comme d’ailleurs son président, de lancer des propositions qui ne figurent pas dans l’accord de gouvernement, telles que l’harmonisation des pensions et les attaques constamment dirigées contre l’index.
Ceci est inacceptable et constitue une déclaration de guerre ouverte au secteur public. Le SLFP ne permettra jamais un tel hold-up.
Jan Eyndels
Président Général du SLFP