
La concertation concernant l’accord déséquilibré du gouvernement ne se met que très lentement en place et se révèle peu concluante. À la suite de la politique européenne d’austérité et de la croissance économique décevante, le front commun syndical craint qu’en Belgique, de nouvelles mesures d’austérité visant les travailleurs et les allocataires sociaux ne viennent s’ajouter à celles déjà décidées par le gouvernement.
Un jour de grève générale le 30 janvier prochain s’avère nécessaire pour convaincre le gouvernement et les employeurs de tenir pleinement compte de la réalité sociale des travailleurs et des allocataires sociaux.
Trop d’austérité
Les organisations syndicales n'ont jamais contesté la nécessité d'un assainissement des finances publiques. En revanche, elles critiquent la façon dont cette opération est organisée. Les mesures décidées sont déséquilibrées, injustes et inéquitables, d'autant qu'elles n'offrent pas de perspectives crédibles pour la création d'emplois de meilleure qualité. Même les agences de notation, si promptes à demander de la rigueur dans les comptes, commencent à craindre l'effondrement de la croissance et de l'emploi parce que les gouvernements vont trop loin.
Cet assainissement est injuste, parce que les grandes fortunes et les gros investisseurs échappent à l'effort, parce qu'au fil des négociations gouvernementales, on a demandé de moins en moins à ceux qui refusent de faire un effort et échappent de toutes les manières possibles à la fiscalité et aux cotisations sociales, transférant ainsi le poids de l'opération vers les travailleurs et les allocataires sociaux.
Victimes parmi les victimes
Quatre catégories de citoyens sont particulièrement touchées.
En outre, il n'y a même pas un début d’amorce crédible pour la création d’emplois de meilleure qualité ni des perspectives pour l'accompagnement, la formation et l'emploi de chacune de ces catégories.
La critique la plus forte concerne les ruptures de contrat :
Nous attendions beaucoup de la concertation avec le gouvernement.
Nous sommes déçus. La grève devenait inévitable.