Un tax shift juste et raisonnable. Oui, c'est possible !

07/10/2015 - 17:55

(08/10/15) - C’est pleine d’espoir que la CGSLB attendait le tax shift du gouvernement Michel. Hélas, le résultat est fort décevant. Non seulement, le tax shift manque d’envergure, en plus les mesures efficaces et équitables font défaut.

L’imposition grève fortement les revenus du travail, ménageant les revenus de la fortune. Le Syndicat libéral estime qu’il est grand temps de réaliser un tax shift juste et raisonnable. Impossible … n’est pas français ! La CGSLB vise la globalisation des revenus et propose entre-temps quelques pistes constituant des solutions intermédiaires à court et à moyen terme.

  • L’imposition progressive de toutes les formes de revenus mobiliers actuellement soumis au taux de 25%.
  • La taxation limitée des actions cotées en bourse et l’imposition forfaitaire de 15% sur les plus values des actions non cotées en bourse.
  • La suppression des intérêts notionnels; l’avantage prévu pour garder les centres financiers de multinationales en Belgique a disparu et pose un problème de principe et sur le plan budgétaire.
  • L’introduction d’une imposition progressive des revenus locatifs réels accompagnée de la possibilité d’en déduire les investissements économiseurs d’énergie.
  • L’augmentation des droits d’enregistrement (15% au lieu de 10% en Flandre et 12,5% à Bruxelles et en Wallonie) pour les sociétés qui acquièrent des biens immobiliers, sauf si elles peuvent prouver que le bien est utilisé pour des activités économiques réelles.

Le Syndicat libéral reconnaît certainement l’importance d’une économie compétitive. C’est pourquoi, il faut qu’une part des revenus retourne à l’économie réelle; la CGSLB veut consacrer la moitié des moyens que pourraient générer le financement alternatif présenté ci-dessus à la diminution des charges sociales patronales. A condition que la réduction des charges vise des groupes-cibles spécifiques : en premier lieu les travailleurs peu qualifiés, mais aussi les travailleurs âgés. L’autre moitié des revenus supplémentaires générés doit, pour la CGSLB, servir à soutenir le pouvoir d’achat des travailleurs et des assurés sociaux.

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