Le coup de force de Van Quickenborne

18.12.2011

C’est à un véritable coup de force que s’est livré le ministre, Vincent Van Quickenborne. Bafouant les règles traditionnelles de concertation sociale, il veut faire passer en force ses projets relatifs à l’adaptation du régime des pensions. Comme évoqué par ailleurs sur notre site, le projet du ministre n’a d’autre objectif que d’allonger de deux ans le temps de travail nécessaire pour obtenir une pension complète et d’ôter les avantages acquis par ceux qui effectuent un travail d’une pénibilité particulière.Le comble réside dans le fait que c’est par la presse que les organisations syndicales ont appris les intentions du ministre et que celui-ci n’a pas jugé opportun d’informer les organisations syndicales de ses projets, contrairement à la tradition des relations sociales dans notre pays.

Il est évident que les organisations syndicales, en général, et le SFLP, en particulier, n’accepteront pas cette attitude de quasi-mépris à l’égard des représentants des fonctionnaires.

François Fernandez Corrales (Président SLFP-AFRC) :  « Concrètement, le SLFP souhaite d’abord connaître la position officielle du gouvernement qui n’est peut-être pas celle du seul Vincent Van Quickenborne… Il réclame une réunion d’urgence du Comité A. Après étude des diverses propositions sur la table, le SLFP exige une négociation avec les autorités compétentes des modalités de mise en pratique des éventuelles nouvelles règles. Tout cela devant se faire dans l’ordre, le calme, la sérénité et surtout…la concertation. »

 

Réfléchir au précédent grec
On devine aisément que la toute récente décote de la dette belge va évidemment être  brandie pour justifier tous les efforts demandés aux fonctionnaires. Toutefois, le précédent grec, souvent brandi par M. Van Quickenborne, devrait au contraire le faire réfléchir. C’est justement parce que la Grèce n’avait pas une bonne administration, notamment fiscale, qu’elle connaît les problèmes que l’on sait.

Et le ministre ferait bien d’imaginer l’effet déplorable qu’aurait une cascade de grèves sur les sacro-saintes agences de notation...