28.05.2026
Nous sommes tous d’accord, à l’exception de l’ARIZONA, pour dire que la réforme des pensions est contraire à plusieurs droits fondamentaux. Pour le SLFP, cette réforme est discriminatoire et porte atteinte aux droits acquis des citoyens.
Il suffit de penser à l’introduction du malus pension, à la limitation des périodes assimilées, aux conditions strictes d’accès à la retraite anticipée… Bref : travailler plus longtemps pour une pension moindre !
C'est inacceptable !
Aujourd'hui encore, la Chambre se penche sur la réforme des pensions. Reste à voir si elle sera approuvée. Ces derniers jours, les partis d'opposition ont en effet réussi à plusieurs reprises à reporter le vote en déposant des amendements.
Ce qui est certain, c'est que le gouvernement ignore sans vergogne tous les avis et rapports.
Nous renvoyons notamment au :
- Comité d'étude sur le vieillissement du Conseil Supérieur des Finances, qui avait déjà conclu en juin 2025 que les mesures annoncées dans l’accord du gouvernement allaient immanquablement toucher les plus vulnérables des pensionné.es et futurs pensionné.es et davantage encore les travailleuses que les travailleurs ;
- Conseil d'État (DOC56-1405-1406/1, p. 524), qui a alerté le gouvernement sur les régressions sociales, le principe de standstill et l’effet inégalitaire, notamment entre hommes et femmes, de plusieurs dispositions ;
- Bureau fédéral du Plan, qui, dans son rapport du 13 avril 2026, a évalué les conséquences de différentes mesures du projet de loi et est parvenu à une conclusion claire : des pensions plus faibles, davantage d’inégalités et un risque accru de pauvreté.
Le SLFP n’est pas resté les bras croisés. L’analyse juridique est en cours de finalisation
À suivre !