Le Comité d’étude sur le vieillissement publie chaque année des projections sur les coûts liés au vieillissement de la population. Cette année, la commission a examiné spécifiquement comment ces coûts évolueront sous l’effet de la réforme des pensions, à l’horizon 2070. Ces coûts sont exprimés en pourcentage de la valeur totale de notre économie, le PIB.
Selon les calculs du Comité d’étude, l’impact de la réforme se fera surtout sentir chez les fonctionnaires et les salariés. Les indépendants sont, quant à eux, quasiment épargnés. De plus, la commission affirme que l’impact sera plus lourd pour les fonctionnaires que pour les salariés. Ainsi, la pension légale moyenne des fonctionnaires diminuera de 11,9 % d’ici 2070 à cause de la réforme, selon les estimations de la commission. Dans les premières années, cet effet sera plus limité : en 2040, la baisse est estimée à 2,5 %, et à 5,4 % en 2050.
« Cela ne fait que confirmer notre position : le gouvernement ARIZONA vise clairement le personnel des services publics, ne montre aucun respect et applique une politique de casse brutale », conclut Patrick Roijens, président du SLFP.
Extrait du rapport
Le rapport indique que les mesures suivantes auront l’impact budgétaire le plus important :
• la suppression des tantièmes préférentiels et le relèvement de l’âge de la retraite dans les régimes spéciaux (-0,6 point de PIB),
• l’introduction du nouveau système de bonus-malus (-0,4 point de PIB), et
• la suspension temporaire de l’enveloppe bien-être pour les pensions (-0,3 point de PIB).
En outre, l’allongement de la période du traitement de référence pour le calcul de la pension des fonctionnaires et la limitation de la durée des périodes assimilées dans le régime des salariés réduisent chacun séparément les coûts budgétaires des pensions de 0,2 point de PIB entre 2024 et 2070.
Inacceptable
Dans une société vieillissante, nous devrions investir dans des carrières dignes et une employabilité durable. Il ne s’agit pas de forcer tout le monde à travailler jusqu’à 67 ans ou plus – mais ceux qui le souhaitent et en sont capables doivent être soutenus. Et ceux qui ne le peuvent plus méritent une pension décente.
La réforme des pensions, telle qu’elle est présentée aujourd’hui, est inacceptable pour le SLFP.
Les négociations formelles sur la réforme globale des pensions des fonctionnaires (calcul des pensions, conditions de carrière, suppression progressive des tantièmes préférentiels, pension de survie…) sont prévues après la pause politique estivale. Nous comptons sur une concertation sociale correcte, le respect des droits acquis, les corrections nécessaires et des mesures transitoires solides.
Nous continuerons à nous opposer aux mesures qui sapent nos droits et compromettent l’équilibre social.
Le SLFP continuera à se battre pour le respect des droits acquis et une réforme équilibrée.
Communiqué de presse du Comité d'étude