Réforme des pensions “60 ans – 42 ans travaillé” : qu’est-ce qui compte ou pas ?

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08.09.2025

Le gouvernement introduit un nouveau système de retraite anticipée : toute personne âgée de 60 ans qui peut démontrer avoir effectivement travaillé au moins 42 ans (234 jours par an) pourra y prétendre. Aujourd’hui, cette condition est fixée à 44 ans. 
 
Le fait que les périodes de congé de maternité ne soient pas prises en compte constitue une pure discrimination fondée sur le sexe. Cette mesure est en outre contraire à la législation européenne et belge. « Comment de telles dispositions peuvent-elles même être envisagées ? C’est une violation de la loi. Et une violation de la loi équivaut à un délit », réagit Bea Foubert, secrétaire générale du SLFP. 

Aujourd’hui, nous lisons dans la presse que le ministre des Pensions Jan Jambon (N-VA) adaptera son plan de réforme, afin que le congé de maternité soit finalement pris en compte dans le calcul de la pension anticipée. 

Lors du comité de négociation (Comité A) sur la réforme des pensions, le représentant du cabinet des Pensions a confirmé que les questions et propositions des syndicats seront soumises au gouvernement lors d’une deuxième lecture des textes de loi. La demande d’inclure les périodes de congé de maternité en fait donc également partie. 
Nous tiendrons le ministre à la promesse qu’il a faite dans la presse. 

Pour le SLFP, ce n’est évidemment pas le seul point de désaccord. L’exclusion du service militaire obligatoire, du coefficient de majoration et des deux années de bonification (militaires) dans le calcul des 42 années de travail effectif dans le cadre de la pension anticipée est également inacceptable pour nous. Nous demandons que ces périodes au moins soient elles aussi prises en compte dans la condition de travail. 

Pour être clairs : il s’agit ici exclusivement de la condition spécifique de travail du nouveau système de pension anticipée à 60 ans (ou 61 ou 62) avec 42 années de prestations effectives.