Un accord budgétaire inattendu au début de «l’Appel de Novembre», mais qui ne mérite pas d'applaudissements.

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25.11.2025

Bien qu’il y ait quelques ajustements positifs par rapport au plan initial – comme la prise en compte des jours de maladie pour éviter le malus pension et de la première année de carrière incomplète pour le calcul de la pension – cela reste largement insuffisant pour le SLFP. Les actions et les grèves prévues sont donc maintenues.

De plus, ce gouvernement tripote l’index !
Cela va à l’encontre de l’accord de gouvernement, qui promet des négociations sur l’index avec les partenaires sociaux.

Il n’y aura pas de véritable saut d’index, mais un soi-disant index des centimes, ce qui n’est pas moins grave ! Cela signifie que les salaires continuent bien à suivre le coût de la vie, mais pas pour tout le monde dans la même mesure. En d’autres termes: on touche au pouvoir d’achat, y compris celui des pensionnés.

Le fait que la mesure ne puisse être invoquée qu’au maximum deux fois durant cette législature, une fois en 2026 et une fois en 2028, n’apporte aucune garantie. La perte sur votre salaire vous suivra tout au long de votre carrière. L’indexation des loyers, par exemple, ne connaîtra pas d’index des centimes. Bref : il s’agit d’une nouvelle économie plate sur le dos de toutes les familles. Ajoutez à cela l’augmentation des accises sur le gaz, et à la question de savoir qui va combler le trou budgétaire, la réponse devient claire :  : le fonctionnaire ordinaire qui se dévoue ainsi que les citoyens.

La dureté de la politique « Arizona » est sans précédent.

C’est pourquoi, le SLFP continue à œuvrer  pour des services publics forts et le respect des fonctionnaires.

Et cela, alors même qu’un président de parti ose déclarer : « Si vous paralysiez le pays aujourd’hui, ce n’est pas le gouvernement que vous contraignez à reculer, mais c’est la Belgique que vous forcez à reculer. »

Cet accord prévoit en plus, que des « services publics plus efficaces, l’intelligence artificielle et la réorganisation des services » devraient rapporter près de 200 millions d’euros. Une fois de plus, c’est donc l’appareil public qui paie la facture.

« Sans des services publics forts, il n’y a pas de bon enseignement, pas de rues sûres, pas de soins de santé adéquats, pas de fiscalité juste et pas de services fiables. Les politiciens qui clament qu’ils préfèrent ne pas avoir de fonctionnaires doivent comprendre qu’ils n’auraient alors plus d’enseignants, plus de policiers, plus de militaires ni de soignants. Une société sans fonctionnaires est une société fragile, sans fondations », conclut Patrick Roijens, président du SLFP.

Le secteur public n’est pas un poste de coût, mais un investissement pour notre avenir. Les fonctionnaires méritent du respect. Ils sont la colonne vertébrale de notre société.